Les Jaunes et noirs ont une vertu que les autres n’ont pas, soudés et solidaires les uns les autres dans l’adversité, que ce soit devant un kilo de 51 ou face à 11 Vauverdois morts de faim. Le calendrier n’était pas trés favorable à notre équipe, une rencontre en pleine Feria Junassoles. Comment canaliser certains membres ? Il y avait la solution de donner le coup d’envoi place de l’avenir, sur le comptoir mais là les chances des deux équipes auraient été trop inégales, c’est un peu si le Barça rencontrais l’US du Trèfles. La solution retenu fût la troisième mi-temps express, Patou et Greg, les TGV du jambon, les concordes du saucisson, les Usain Bolt des chips cahouètes où comment battre le record du monde de troisième mi-temps supersoniques. Examen réussi, record pulvérisé, distribution de tranches de jambons façon belote, fallait pas ranconner pour se rassasier, sinon Walou !
Mais revenons un peu en arrière, l’avant match et les forces en présence côté Junassol et surtout les nombreuses absences, Pat (Montpellier-Clermont), Vlad (un ami qui lui veut du bien), Pascalou et Pascal (aïe je vieillis), Denis (Marie Myriam c’était mieux avant), bref un effectif décimé, Thibaud parti roucouler avec sa colombe et seulement onze joueurs et donc obligation de faire jouer Willy 90 mns, un sérieux handicap ! La tâche s’annonçait donc ardue. La compo de la soirée, David dans les cages, La Boule et Arnaud en latéral, la charnière Baumettes, Jourdanov, le milieu interchangeable composé de notre Fraise, Mickey, Greg et Grego et l’attaque du tonitruant Willy et de Patou la malice.
Début de match malgré tout équilibré, quelques mouvements interressants, les premiers pigeons shoutés par Greg (il y en a plein le frigo s’il y en as qui sont un interressés pour un barbeuq), Willy cherche déjà son douzième souffle et David se demande comment il pourrait faire pour amuser la galerie. Petit quart d’heure de jeu, action anodine sur le côté droit de la surface Junassole, un centre à la Bacary Sagna de l’ailier visiteur et David nous sort une phrase qui restera gravé dans l’histoire et les mémoires, on purra dire à nos arrières petits enfants «J’y était...», au même rang que le «Je vous ai compris» ou «Ich bin ein Berliner», «Laisse j’ai», mesurez bien l’impact de ces quelques mots sur les génération futures, dans 50 ans ont en parlera encore, le Stade portera surement ce nom «l’Allianz Laisse j’ai»...Bref, 1-0 pour Vauvert et cette fois-ci Gégé n’y es pour rien.
PAs vraiment mérité mais les faits sont là, quelques minutes plus tard opération porte-ouverte et déjà 2-0 pour les visiteurs, «Putain les gars!!!!» lâche la Fraise. La cabane est tombé sur le chien mais le roquet n’est pas encore mort mais il se relève en pittbull ! Cette fois, Junas domine vraiment, Arnaud tel Forrest Gump court, court, court, et tous les autres au diapason sortent le bleu de chauffe, et sur un mouvement peu avant la mi-temps, Patou redonne espoir sur le premier but des Jaunes et noirs de la soirée, une jambe de bois au passage mais l’essentiel est là, un feu d’artifice illumine encore le ciel sous l’air de la camisa negra. Moins de cinq minutes plus tard, sur un corner c’est notre Fraise qui égalise sur une belle détente, comme si le kilo d’aprés soirées en dépendait. Score de parité à la mi-temps mais Junas revient de loin. La deuxième mi-temps fût longtemps cadenassé, David nous sortit quelques jolies parades, Greg ne cadrait toujours pas et les jambes étaient de plus en plus lourdes, Grego s’écroulait par des crampes, les latéraux balançaient dans les vignes, tous les moyens pour gagner de précieuses secondes de récupération, sur le bors de la touche le coach avait besoin d’une petite laine...
Et puis l’éclair de génie de la soirée, la mobylette Grego, avec une seule soupape au moteur décrochait une frappe en pleine lucarne sur le côté de la surface de réparation, l’inespéré troisième but...suivi de peu du quatrième trente secondes plus tard, sur un débordement de la Fraise, centre en retrait et reprise complètement foiré de Patou pour sin second doublé en deux matches, la messe était dite et les bottes pleines. Score final 4 buts à 2, David sortant des actions chaudes en fin de match mais pour lui c’était peine perdu...»Laisse j’ai».
La soirée pouvait débuter, David Guetta et DJ machinchose en perçage de tympan, la fontaine de jaune coulait à flots et ce jusqu’au bout de la nuit...